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Zazen : le zen assis

Dans le vocabulaire du bouddhisme zen japonais, on ne dit pas « faire zazen », mais tout simplement s’asseoir ».                                                                                                                                         

Cette pratique se rapporte à l’expérience de Siddhârta Gautama, qui, après de longues heures, assis sous un arbre, atteint l’Eveil–la compréhension globale de la vie et devint ainsi Bouddha, l’Eveillé. C’est une des pratiques les plus significatives du zen. Une maxime célèbre du Zen dit « assieds-toi et le ciel s’ouvrira » Pour l’école Sôtô, qui professe « shikantaza » seulement s’asseoir, elle constitue l’une des pratiques principales. Dans les monastères Rinzaï, zazen se pratique au quotidien matin et soir.

La position 

Traditionnellement, la position adoptée par les moines est celle du lotus. Chaque pied se posant sur la cuisse opposée. Mais cette attitude est souvent impossible pour nombres d’occidentaux qui optent alors soit pour le demi-lotus, soit pour une position des pieds posés au sol devant le bassin, genoux écartés. Mais de plus en plus nombreux sont les pratiquants qui optent pour un petit banc de méditation qui offre la possibilité d’un « à genoux-assis ». Quand les sessions sont plus intenses, le recourt à la chaise, permet à ceux qui ne peuvent plus s’asseoir au sol de participer pleinement. Le plus important restant de « s’asseoir et se taire ensemble » comme nous le disait un jour Frère Pierre-François de Béthune (Abbaye de Clerlande – Belgique),

Le regard

Le regard,- et l’endroit où l’on fixe le regard- a aussi beaucoup d’importance. Vous gardez les yeux ouverts, et la ligne du regard, est fixée à un mètre ou deux devant vous, en biais vers le sol, dans la mesure où on regarde en biais vers le bas, les yeux restent ouverts mais les paupières ont l’air à moitié fermées. Il ne doit y avoir aucune sensation de gêne au niveau des paupières. Je voudrais citer un grand Maître de zen japonais, converti au christianisme et devenu Père Dominicain, Vincent Shigeto Oshida, que l’on peut retrouver dans un film de Patrice Chagnard (1985) Le Souffle Nu : « Mais vous savez, les yeux ouverts ou fermés, si vous n’avez pas le regard zen, c’est pareil ! ».

Lien « le souffle nu VODEUS » P. CHAGNARD avec Vincent OSHIDA o.p.).

Le souffle

La respiration, (KOKYU littéralement expire-inspire) ce qui est très important, c’est de faire des expirations qui soient prolongées, non troublées, non oppressées, que le souffle s’écoule le plus naturellement possible. L’observation de la respiration est souvent proposée comme support de concentration (occupe ton mental pour qu’il ne t’occupe pas) quand on se trouve assaillit par des pensées parasites. L’exercice consiste à compter dix respirations : expire-inspire UN, expire-inspire DEUX etc. jusqu’à DIX et recommencer. Mais la règle est que l’on revient à la case départ si on a une pensée parasite qui surgit. Et à la fin de la séquence, le Maître (malicieux) demande : » qui est arrivé à TROIS ? ».  

Extrait de l‘EBook Prière, Méditations et Zen

Annemarie HEBEISEN

Enseignante de zen, calligraphie et yoga anatomie

asso.mugen@gmail.com

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